Photographe : Pierre Morel - Publié le 16 novembre 2007.
Mots clefs liés : manifestations anti-LRU
Ce jeudi 15 novembre, la mobilisation lyonnaise contre la privatisation des universités prenait un nouveau tournant. Cette mobilisation s’inscrit dans une période sociale très agitée (cheminots, internes…) qui révèle une opposition grandissante à une logique libérale et à une certaine façon de faire et concevoir la politique. Ces mouvements sont avant tout politiques et visent à se ré-approprier collectivement les questions politiques qui nous concernent tous.
Alors qu’elle se focalisait essentiellement sur le campus excentré de Bron, la contestation gagne désormais le centre ville avec la tenue d’une assemblée générale sur le campus des Quais (qui regroupe des départements de Lyon 2 et Lyon 3). Le blocage et l’occupation y seront votés. Mais à 22 heures, les 200 étudiants occupant le campus seront évacués par une centaine de gardes mobiles et de CRS. Aucune arrestation ne sera effectuée.
Au niveau national, la situation est très différente du CPE : le blocage et les occupations ne sont plus tolérés. Non seulement par l’exécutif (gouvernement et préfecture) mais aussi par les administrations des facultés qui ferment une à une les universités en invoquant le plus souvent des problèmes de sécurité. Plusieurs facultés (A Strasbourg, Montpellier, Sorbonne) seront évacuées durant cette même soirée du 15 novembre.
A Lyon, profondément motivés, les étudiants n’hésitent pas à produire leur propre information sur le mouvement, sous la forme d’un journal. Celui- ci permet de se faire une idée du mouvement en cours et de la journée d’action du 15. Les informations sont à confronter avec le discours des mass médias et votre propre expérience.
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